A la billetterie, nous sommes accueillis par le propriétaire, Yves Gosse de Gorre, fondateur, dès 1985, de ce jardin de 4 hectares. Il interrompt sa conversation avec une jeune dame pour nous donner nos billets et quelques conseils concernant l'itinéraire à suivre pour la visite. Puis, la jeune dame entend que nous sommes belges et nous aborde en nous demandant si elle peut nous interviewer pour un article à paraître dans "La Voie du Nord". Elle nous demande pourquoi nous sommes là, où nous nous rendons ensuite, etc... Elle nous tire même le portrait pour une photo en médaillon. Je me dis : "chouette, je vais avoir de la matière supplémentaire pour illustrer l'article de mon blog!". Le journal doit paraître avant notre retour en Belgique, donc tout se présente bien. ...Sauf que : l'article sur les jardins de Séricourt est bien là, mais pas notre photo, ni même notre interview! O rage, ô désespoir! Moi qui pensais être une mini-vedette en devenir...Même pas dans mes rêves, en fait!!!
Je fais un terrible effort sur moi-même, je mets ma très grosse déception de côté et j'arrive à me ressaisir pour quand même pondre un article sur ce beau jardin, car il le vaut bien.
Il est divisé en 29 espaces thématiques qui se répondent les uns aux autres : l'ombre/ la lumière, la guerre/la paix, l'homme/la femme, ...
| La maison familiale |
| Quelqu'un connait-il le nom de cet arbuste? On le voit également sur la photo suivante. |
| Je ne résiste pas au plaisir de poster cette photo que j'aime bien (il faut bien de petites compensations dans la vie...) |
| Chamaecyparis obtusa nana gracilis |
Le jardin guerrier : l'armée d'ifs fastigiés dorés
Land's Art : procession de silhouettes en tôle, accompagnées de graminées et d'hémérocales rappelant la couleur de la rouille des tôles.
Le bois des ombres (assez surprenant) : ce sont les troncs peints en blanc qui indiquent le chemin. Sans eux, c'est l'ombre totale!
Les maques guerriers : inspirés de ceux de l'île de Pâques et de masques africains
La chambre jaune : arabesque en buis. J'aurais voulu vous montrer cette photo provenant du site des jardins de Séricourt, mais la maladie des buis est passée par là...
Voici ce qu'est devenue cette magnifique arabesque aujourd'hui :
D'autres signes de cette maladie contre laquelle il n'existe pas vraiment de remède efficace :
Le jardin géométrique (ifs, vivaces et magnolias)
Le coup de coeur de mon mari : la cathédrale de roses... sans roses!
C'est plus beau en vrai! C'est tellement grand qu'il n'est pas possible d'embrasser toute la vue. En cette saison, les roses sont remplacées par les hortentia Annabelle.
Sur les côtés, se trouvent des "chapelles", c'est-à-dire, des ouvertures permettant de longer cette voûte par l'extérieur; là se trouvent encore quelques rosiers en fleurs.
| l'autel de la cathédrale, avec vue sur la croix en tilleul |
| Quelques pas en avant, puis on se retourne vers l'entrée de la cathédrale, tout au bout! |
L'allée de la mer :
| ça ne se voit pas bien sur la photo, mais l'herbe a été coupée de telle façon qu'elle forme des vagues |
La partie la plus célèbre, celle qu'on voit dans tous les magazines, le jardin des topiaires (ils sont plus de 400!) :
| le salon de topiaires |
| la mare humide |
| la mare avec son kiosque au toit végétalisé |
C'était donc Séricourt au mois d'août. Je vous invite à aller voir les photos du site des jardins de Séricourt; là, vous aurez un aperçu des jardins en toutes saisons. Pour ma part, je regrette de ne pas l'avoir vu en juin, au moment de la floraison des roses. Mais, qui sait? J'y reviendrai peut-être...
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