Je n'y suis pas insensible, même si je ne les fréquente pas beaucoup. Mais j'aime l'idée d'avoir un coin où me reposer le corps, l'esprit ou l'âme. Et je constate que, finalement, je les fréquente de plus en plus, car ils sont les meilleurs endroits pour tirer des plans sur la comète, entendez par là pour faire, défaire et refaire le jardin. Puisque c'est le jeu préféré des jardiniers...
Alors, aujourd'hui, je vous présente mon banc à travers le temps et les saisons. C'est le premier endroit de repos que j'ai pensé en faisant le jardin; sa place a été prévue dès la conception du plan, au beau milieu de la plus longue plate-bande qui longe la haie du voisin.
| 13/05/2008 |
| 19/03/2013 |
| 19/03/2013 encore, mais depuis l'arrière du terrain. Il est un peu caché. Vous l'apercevez en haut de la photo, à droite. |
Après nettoyage des massifs en fin d'hiver, le terrain est bien nu autour du banc. En hiver, je le remise dans mon abri de jardin puis je le sors dès les premiers beaux jours annonçant le printemps. C'est la seule époque où on le voit dès l'entrée du jardin.
Le printemps voit arriver le retour des tulipes (que je n'enlève plus) et ce coin est très gai car très coloré. Chaque année, je me dis que je vais mettre de l'ordre dans tous ces coloris, mais, Dieu seul sait pourquoi, je ne le fais pas.
L'ardeur des tulipes n'a qu'un temps dans ce coin, mais elle est relayée par la vigueur des brunerra en arrière-plan, à droite du banc et par les ajuga reptans devant le banc.
Plus loin, à droite du banc, les azalées apportent leurs couleurs (criardes) dans ce fond de massif ombragé.
Ce sont les pivoines, qui, les premières, vont cacher le banc à notre vue (Duchesse de Nemours et Bowl of Beauty).
Le géranium Rozanne prend aussi du volume s'il est bien soutenu. J'aime l'association de sa couleur avec celle du banc devenu tout gris. Plus à droite, la clématite Warszawska Nike sera bientôt accompagnée par les nouveaux rosiers (de Warren Millington!) plantés cet été.
A gauche du banc, les floraisons blanches sont majoritaires : grandes marguerites, cornus alba, lysimaches clethroides et crambe cordifolia et hortentia Dart's Little Dot qu'on ne voit pas sur la photo.
L'été, la scène devient encore plus opulente : le rosier sur tige Ballerina est caressé par la graminée Karl Foerster et un pois de senteur vivace blanc joue à l'envahisseur (voir article ICI).
Lorsque je suis assiste sur ce banc, que vois-je? A droite, au loin, la maison, précédée de la véranda (qu'on ne fait que deviner) et de la terrasse. Si on me cherche, il faut crier, car je suis bien cachée!
Face à moi, le parterre de la rotonde surplombé par les érables champêtres.
A gauche, ... c'est une révélation! Pas de photo prise depuis le banc! C'est bien la preuve que ce coin avait besoin d'être repris en main et manquait de couleurs. Heureusement que j'y ai mis bon ordre l'été passé en plantant des rosiers. Allez, j'en ai quand même trouvé une, mais elle date de 2008 (j'avais toujours mon ancien abri de jardin) :
Encore quelques photos, cette fois, prises en automne et en hiver.
Quand je revois toutes ces photos, ça me rend vraiment encore plus nostalgique. Vivement le retour du soleil et de la douceur que je puisse aller me poser sur banc!
