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samedi 17 janvier 2015

Variation autour d'un banc

C'est dans l'air du temps, sur les réseaux sociaux, de nous montrer de jolis coins de repos du jardin.
Je n'y suis pas insensible, même si je ne les fréquente pas beaucoup. Mais j'aime l'idée d'avoir un coin où me reposer le corps, l'esprit ou l'âme. Et je constate que, finalement, je les fréquente de plus en plus, car ils sont les meilleurs endroits pour tirer des plans sur la comète, entendez par là pour faire, défaire  et refaire le jardin. Puisque c'est le jeu préféré des jardiniers...

Alors, aujourd'hui, je vous présente mon banc à travers le temps et les saisons. C'est le premier endroit de repos que j'ai pensé en faisant le jardin; sa place a été prévue dès la conception du plan, au beau milieu de la plus longue plate-bande qui longe la haie du voisin.

13/05/2008

19/03/2013

19/03/2013 encore,  mais depuis l'arrière du terrain. Il est un peu caché. Vous l'apercevez en haut de la photo, à droite. 

Après nettoyage des massifs en fin d'hiver, le terrain est bien nu autour du banc. En hiver, je le remise dans mon abri de jardin puis je le sors dès les premiers beaux jours annonçant le printemps. C'est la seule époque où on le voit dès l'entrée du jardin.


Le printemps voit arriver le retour des tulipes (que je n'enlève plus) et ce coin est très gai car très coloré. Chaque année, je me dis que je vais mettre de l'ordre dans tous ces coloris, mais, Dieu seul sait pourquoi, je ne le fais pas.



L'ardeur des tulipes n'a qu'un temps dans ce coin, mais elle est relayée par la vigueur des brunerra en arrière-plan, à droite du banc et par les ajuga reptans devant le banc. 



Plus loin, à droite du banc, les azalées apportent leurs couleurs (criardes) dans ce fond de massif ombragé.



Ce sont les pivoines, qui, les premières, vont cacher le banc à notre vue (Duchesse de Nemours et Bowl of Beauty).


Le géranium Rozanne prend aussi du volume s'il est bien soutenu. J'aime l'association de sa couleur avec celle du banc devenu tout gris.  Plus à droite, la clématite Warszawska Nike sera bientôt accompagnée par les nouveaux rosiers (de Warren Millington!) plantés cet été.


 A gauche du banc, les floraisons blanches sont majoritaires : grandes marguerites, cornus alba, lysimaches clethroides et crambe cordifolia et hortentia Dart's Little Dot qu'on ne voit pas sur la photo.

 L'été, la scène devient encore plus opulente : le rosier sur tige Ballerina est caressé par la graminée Karl Foerster et un pois de senteur vivace blanc joue à l'envahisseur (voir article ICI).
     



Lorsque je suis assiste sur ce banc, que vois-je? A droite, au loin, la maison, précédée de la véranda (qu'on ne fait que deviner) et de la terrasse. Si on me cherche, il faut crier, car je suis bien cachée!




Face à moi, le parterre de la rotonde surplombé par les érables champêtres.


A gauche, ... c'est une révélation! Pas de photo prise depuis le banc! C'est bien la preuve que ce coin avait besoin d'être repris en main et manquait de couleurs. Heureusement que j'y ai mis bon ordre l'été passé en plantant des rosiers. Allez, j'en ai quand même trouvé une, mais elle date de 2008 (j'avais toujours mon ancien abri de jardin) :

Encore quelques photos, cette fois, prises en automne et en hiver. 










Un dernier petit détail : le sol au pied du banc est constitué de dalles de mon ancienne terrasse. Les joints ont vite été envahis par la lysimaque nummulaire et l'ajuga reptans, lui aussi un grand envahisseur chez moi!



Quand je revois toutes ces photos, ça me rend vraiment encore plus nostalgique. Vivement le retour du soleil et de la douceur que je puisse aller me poser sur banc! 

samedi 3 janvier 2015

L'hiver a ses bons côtés...

En tant que femme frileuse et jardinière, je n'aime pas du tout l'hiver et c'est toujours avec une grande contrariété que je le vois s'installer chaque année. J'ai beau me dire que la nature a besoin de cette période de froid et de repos pour redémarrer en force au printemps suivant, je pense que ces 5 mois de froid, de manque de lumière et de paysage désolé sont cher payer.


Je reconnais qu'ici la structure et la lumière sauvent un peu la désolation des massifs



Le givre ne sauve pas tout, surtout si on se rapproche!



Et bien, la journée du 1er janvier m'a apporté son premier plaisir d'hiver : le givre et la beauté de la lumière m'ont fait sortir  (bien emmitouflée!) de ma tanière. Je vous en ramène quelques trésors.











Et en plan plus large, le jardin sous son habit givré :








Enfin, je termine cet article par celle qui, pour moi, est la plus belle :



Soyez heureux, même si c'est l'hiver! 

mercredi 31 décembre 2014

Bonne Année 2015!


Vous qui passez par ici, ami ou anonyme, je vous souhaite une année 2015 qui vous soit douce et belle!






Votre amie, Anne-Marie.


mardi 23 décembre 2014

Les débuts du jardin

Au début, il y avait le néant... ou plutôt une grrrrrande pelouse, un vieux pommier et un vieux prunier.

la photo date de 1997; ma cadette avait un an et se faisait promener en brouette par son papa.


Je me suis lancée dans l'aventure en 2003, année de la célèbre canicule (mais ça, je ne pouvais pas le prévoir!). J'ai dessiné les contours de la plus grande plate-bande le long de la haie. J'ai passé tout le printemps, tout l'été et tout l'automne à décompacter le sol et enlever les pierres.



Pendant la canicule, le meilleur jouet qui soit : le tuyau d'arrosage! C'est la seule et unique année où la pelouse a changé de couleur.

Puis, il a bien fallu se rendre à l'évidence : c'était trop pour moi toute seule. En 2004, j'ai cogité, élaboré un plan et cherché un entrepreneur de jardin qui pourrait améliorer mon plan initial et fraiser ce sol impossible à travailler à mains nues.
C'est au printemps 2005 qu'une équipe d'ouvriers est venue fraiser le sol, l'amender et planter les arbres et les haies. A cette époque, je ne possédais pas encore d'appareil photo numérique. Donc, j'ai photographié les photos, ce qui en explique la piètre qualité. 


Là, la terre des différents parterres a été travaillée.
 Dans la partie droite, on voit encore les tas de sable de rivière à y incorporer. Des tuteurs marquent la limite des futures haies de buis. On aperçoit en fond de terrain, le trampoline de mes filles, là où se situe maintenant la mare. Le grand thuya du fond cache mon tas de compost. 


Ici, le travail de l'entreprise est terminé. Les haies de buis sont plantées, ainsi que celles de charme, moins visibles puisque pas persistantes. Les arbres sont également plantés; il suffit de regarder à côté des gros tuteurs pour les repérer.

Il ne restait plus qu'à planter! Selon le plan de plantation que m'avait remis l'entrepreneur.



 Il m'a fallu deux mois entiers pour venir à bout de toutes les plantes livrées en godets par l'entrepreneur. Dommage que je n'aie pas eu la présence d'esprit de photographier tous ces petits pots! J'ai dû travailler par tous les temps et surtout sous la pluie et le brouillard. Plus d'une fois, j'ai dû me forcer à sortir dans le jardin pour m'y remettre mais, chaque jour, je voyais  les pots vides s'empiler et les piles s'aligner sur le sol de la terrasse. C'est ça qui me faisait me rendre compte du travail accompli, car le terrain restait bien vide, même planté.
Voici quelques photos prises juste après ce gros travail de plantation :






Et me croirez-vous si je vous dis qu'un an plus tard, ça donnait ceci :





Remarquez les digitales sur toutes les photos : les graines sont remontées à la surface grâce au travail du sol et c'est l'explosion!
Depuis, bien des choses ont encore changé mais ça, c'est l'histoire commune à chaque jardinier qui, dès que c'est à son goût dans un coin du jardin, trouve que rien ne va plus dans un autre coin. Il lui faut tout transformer pour tout améliorer, encore et encore ...

dimanche 23 novembre 2014

Les belles s'essoufflent!

Les pauvres! Elles ont dû démarrer tôt, cette année et c'est maintenant le gel qui tarde à venir qui les oblige à fournir encore des efforts pour se maintenir à la hauteur de leur réputation. Les boutons sont bien là mais ils ont du mal à éclore. Certains fanent avant même d'avoir pu déployer l'entièreté de leurs corolles.
Penny Lane

Pink Serenade, rebaptisé Pink Sonnet

Westerland

Astronomia

Betty Prior

Night Owl

Cholan
  

  Il n'y a pas que les roses, quelques vivaces n'ont pas encore dit leur dernier mot, même si le discours est plutôt succinct :

l'achillée Cerise Queen

la scabieuse Tutti Frutti

un muflier pourpre...

... qui me fait encore de très beaux boutons.

Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer le chant du cygne de l'hakonechloa aurea.

Et, pour terminer, un petit tableau surprise de mère nature :